Le projet « Danses du Tchad »

Une bibliothèque a brûléle vent ma soufflé quelques mots.

Parfois la nature s’emporte et emporte au pays lointain des êtres d’exception dont la richesse et le savoir ne se disent pas mais se ressentent et se vivent… J’ai eu l’honneur de croiser la route de l’Ancêtre, comme il aimait s’appeler, comme une prémonition…

Honneur disais-je de m’entretenir avec lui ou simplement observer sa capacité créative en tant que griot, musicien, être humain, danseur, artiste… Si l’art était un être humain, une de ses personnifications serait Toïngar.

« parole des anciens, parole de sagesse, parole de vie » Toïngar Keyba Natar

Capture

Nous nous sommes croisés à une période charnière

dansant depuis toujours et ayant compris que je ne pouvais pas ne pas danser, que la danse faisait partie de moi, j’avais besoin d’exploiter cet aspect enfoui, étant depuis devenue chercheuse et enseignante à l’université en documentation.

Toïngar, griot et artiste reconnu et respecté, s’inquiétait de voir disparaitre les traditions dansées au Tchad, son pays d’origine.

Il se battait depuis des années pour que le savoir ancestral ne disparaisse pas.

De rencontre en rencontre, de discussion en discussion, a germé peu à peu l’idée d’élaborer un programme de sauvegarde du patrimoine dansé traditionnel du Tchad. Mon profil de chercheuse d’un côté et de danseuse de l’autre pouvait enfin être unifié, prendre tout son sens.

L’idée était de procéder à un recensement des danses toujours pratiquées et d’en écrire des partitions. Je me suis formée à la notation Laban au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris juste après ma thèse en 2009-2010.

Mais la vie réserve parfois de mauvaises surprises

une nuit de novembre 2010, Toïngar s’en est allé rejoindre ses ancêtres…

J’ai donc continué à nouer des contacts, recueillir ce que je pouvais comme information

Je disposais également d’un fonds vidéo transmis par Toïngar avant son grand départ.

Ce fonds fait l’objet d’un travail d’analyse et de diffusion via la plateforme ARC (Archive Rencontre des Cultures) mise en place par l’équipe de recherche ESCOM (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux médias) de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme où je suis chercheur associée.

Diffusion aussi via la plateforme Youtube sur laquelle j’ai créé une chaine.

Bien avant la diffusion sur youtube je me suis rendue compte que ce type de plateforme était une source incroyable de vidéos de danses traditionnelles en tout genre; la difficulté étant les trouver!

J’ai donc décidé de créer ce blog, afin de
1 réunir les vidéos selon les danses et les zones géographiques en Afrique;
2 montrer la diversité et la richesse de ces danses;
3 créer un espace interactif où chacun peut échanger ses connaissances et analyses des danses présentées sur cette plateforme.

 

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