La danse initiatique Ozila

http://archives.crem-cnrs.fr/archives/items/CNRSMH_E_1959_002_004_002_03/related/235/view/

« En dansant, l’homme dépassait les limites de son quotidien
pour appréhender un monde transcendant qui devait le remodeler
et lui ouvrir des voies nouvelles : échapper au temps, à
l’ espace, à la pesanteur communiquer avec ses dieux, ses ancêtres,
retrouver le temps idéal de la connaissance où les valeurs
étaient sûres et la moindre action enrichissante ! » M-J Hourantier

Les renseignements présents dans cet article et les citations sont issus du travail universitaire de Marie José Hourantier (université de Yaoundé) dans son article de 1977 pour la revue Présence Africaine « La danse initiatique Ozila » Présence africaine n° 103, pp158-166.

La danse Ozila est une danse rituelle qui trouve son origine chez les Fang et traduit une  » philosophie de l’existence propre à la grande forêt d’Afrique équatoriale »

Mémoire corporelle et transmission

« Chaque néophyte, au seuil de son initiation est appelé à devenir l’héritier d’une longue tradition de danseurs, l’elu des fantômes. »

Le statut de danseur(se) s’acquiert par une succession d’épreuves « On commence par prendre conscience de son corps, déceler ses moindres possibilités : façonner son pied à la marche, son bras au travail, à la lutte, diriger ses paroles. »

La danse est indifféremment exécutée par un homme ou une femme, mais la préférence est donnée aux femmes, on parle plus souvent de danseuse Ozila.

 

« Les pas, les gestes naissent d’une observation aigüe de la nature et de la société »

L’Ozila est « la célébration au cœur de la brousse, d’un rituel en l’honneur des morts et des vivants. Avec le tam-tam qui prolonge la voix de la tribu, le danseur décide de la santé du groupe et s’applique à restituer une partie du noble patrimoine des ancêtres. La Tradition se perpétue et projette les expériences les plus convaincantes d’une société transfigurée par l’ Art. »

Danse Ozila interprétée par une compagnie camerounaise

 

Asseng, danseuse Ozila dans un village du sud du Cameroun (Ndong ou Nkok Ndo), suivi d’un entretien avec un ancien au sujet des épopées du Mvet

la suite de la vidéo est ici

Si vous avez des précisions, informations supplémentaires, remarques, liens vidéos, ne soyez surtout pas gêné, laissez un commentaire !

Publicités